Tunisie et Algérie, un enfer pour les entraîneurs ? Les chiffres éloquents du CIES !

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Célèbres pour l’instabilité qui règne sur leurs bancs, les clubs d’Afrique du Nord n’ont pas usurpé leur réputation ! Dans une étude publiée cette semaine, l’Observatoire du Football-CIES s’est intéressé aux changements d’entraîneurs dans 84 premières divisions du monde entier entre janvier 2015 et décembre 2019 en ne prenant en compte que les coachs qui ont dirigé au moins 3 matchs, histoire de ne pas avoir des chiffres gonflés par le recours à des intérimaires.

Et le résultat est éloquent : au niveau mondial, derrière la Bolivie, qui a compté en moyenne 9,1 entraîneurs par club sur la période étudiée, on retrouve la Tunisie en 2e position (8,3 entraîneurs en moyenne par club sur la période) suivie de près par l’Algérie (7,9). Le Maroc n’est pas inclus dans l’analyse, mais la moyenne serait sans doute très proche. L’unique autre pays africain observé est l’Afrique du Sud, beaucoup plus sage avec une moyenne de 4,4.

Du côté des clubs, la JS Kairouanaise (Tunisie) s’impose comme le 4e banc le plus instable au monde avec une moyenne de 14 entraîneurs utilisés sur la période. Les Tunisiens du CA Bizertin et les Algériens de la JS Kabylie ne font guère mieux, avec une moyenne de 13.

Le classement des championnats les plus instables pour les entraîneurs

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Tunisie et Algérie, un enfer pour les entraîneurs ? Les chiffres éloquents du CIES !

Rédaction

Issa Hayatou, Ahmad Ahmad, Patrice Motsepe… Lancée en 2010, la rédaction d’Afrik-Foot en a vu défiler des présidents de la CAF. Sa plume peut parfois être acerbe mais elle a toujours le même objectif : œuvrer au développement du football africain, sans rien cacher de ses réussites comme de ses faiblesses.